Ateliers des jeunes – 14h30 au théâtre Jean Piat
Entrée 5€ – gratuit pour les enfants.
Placement libre

Un triptyque théâtral : de la métaphysique au vaudeville

Sous les projecteurs de l’atelier théâtre, nos élèves vous invitent à explorer les multiples visages de l’art dramatique à travers une sélection de trois œuvres emblématiques du répertoire contemporain. 

I. La Poésie du Vide : Miche et Drate, Paroles blanches Le voyage débute dans l’épure. Deux entités, Miche et Drate, dialoguent au seuil de l’existence. Entre philosophie naïve et onirisme, ils tentent de nommer ce monde « trop grand » pour eux. Ici, le travail des comédiens repose sur la pureté du verbe et la précision du geste, offrant une réflexion tendre sur l’identité et la solidarité face à l’immensité.

II. Le Duel des Masques : Mascarade Le ton change radicalement pour laisser place à une joute verbale électrique. Sacha Todorov et Nancy Huston nous plongent dans une fable féroce où les rapports de force s’inversent sans prévenir. La victime devient prédateur sous nos yeux. C’est une pièce de mouvement et de rythme, où les élèves explorent la chute des apparences et la violence cachée derrière la politesse du jeu.

III. Le Chaos des Coulisses : Jeux de planches Pour clore cette traversée, Jean-Paul Alègre nous entraîne dans le tourbillon de la vie d’une troupe. Des méandres absurdes de l’administration aux caprices du Mot de la Fin, cette suite de saynètes dévoile les joies et les déboires de ceux qui font le théâtre. Un hommage vibrant, drôle et parfois grinçant au métier d’acteur, où le comique de situation révèle, en filigrane, la profondeur de nos rapports à l’autre.

Trois esthétiques, une même urgence : dire, jouer, et exister ensemble sur le plateau.


Ateliers des jeunes – 20h au théâtre Jean Piat
Entrée 5€ – gratuit pour les enfants.
Placement libre

Bienvenue dans une soirée où les frontières entre la réalité et la mise en scène s’effacent. L’atelier théâtre adulte vous propose un diptyque captivant, voyageant de l’absurdité des toits parisiens au huis clos glacial d’un manoir bourgeois. Dans ces deux univers, une seule règle : personne n’est vraiment ce qu’il prétend être.

COMME LES CHATS

De Jean Silvain et Daniel Gallo

Un vaudeville lunaire et acrobatique – Une comédie nocturne en un acte

Sur le toit d’un immeuble, à deux heures du matin, une faune étrange déambule sous le clair de lune. Ce qui commence comme une nuit ordinaire pour une poétesse un peu folle en quête de son « fils de roi » se transforme rapidement en un vaudeville acrobatique et absurde.

Tout commence quand la poétesse réveille brusquement le concierge de l’immeuble, un somnambule chronique. Mais le calme est de courte durée : L’Homme en noir, un « gentleman-cambrioleur » nommé Jacopo de Sienne (alias le nouvel Arsène Lupin), tente d’échapper à la vigilance des habitants tout en cherchant l’amour. L’Homme en chemise, qui n’est autre que le commissaire Pigeon, se retrouve à moitié nu sur les tuiles après avoir dû fuir en catastrophe le balcon de sa maîtresse, Nicole, lors du retour imprévu de son mari.

Entre quiproquos et changements de costumes, les identités se mélangent. Le cambrioleur tombe amoureux de la fille du concierge et finit par prêter ses vêtements au commissaire pour le sauver du ridicule. Le mari trompé, quant à lui, débarque avec une carabine pour « chasser le pigeon », mais finit par se faire capturer par la poétesse exaltée qui le somme de l’épouser sous la menace de sa propre arme. Dans ce chaos lunaire où chacun se poursuit « comme les chats », les alliances se nouent de façon inattendue : le policier et le voleur concluent un pacte de silence, tandis que les couples se distribuent sous l’œil impassible des cheminées.

MARCEL ET SES SIX OMBRES

D’après les huit femmes de Robert Thomas

Un huis clos policier entre faux-semblants et trahisons

Au cœur d’un hiver glacial, dans une demeure bourgeoise isolée par la neige, la tranquillité d’une famille vole en éclats. Marcel, chef d’entreprise au bord de la ruine, est retrouvé assassiné dans sa chambre close, un poignard planté dans le dos. Autour de lui, six femmes — son épouse élégante, ses filles, sa belle-mère avare, sa sœur provocante et sa gouvernante fidèle — se retrouvent prises au piège. Alors que les fils du téléphone sont coupés et que les chiens de garde ont été mystérieusement neutralisés, l’évidence s’impose : l’assassin est parmi elles. Commence alors une joute verbale électrique où les secrets les plus inavouables refont surface. Mais au théâtre, la mort est parfois une mise en scène. Ce qui ne devait être qu’une « comédie macabre » imaginée par Marcel et Louise pour tester la loyauté de la famille tourne au drame absolu. Entre rires grinçants et cris d’horreur, les masques tombent jusqu’à l’ultime coup de théâtre : quand la réalité rattrape la fiction, qui a porté le coup fatal pour sauver ses rentes et son confort ?Une pièce où l’amour, l’argent et l’orgueil se livrent un combat sans merci, jusqu’au « Mot de la Fin ».

Deux pièces, deux ambiances, mais une même question : jusqu’où irons-nous pour protéger nos secrets quand les projecteurs s’allument ?